Produit par des bactéries marines, le méthylmercure (forme organique du mercure) s'accumule dans la chair des poissons prédateurs et passe à qui les mange, humain ou animal. Une fois fixée dans les muscles, cette molécule ne s'élimine ni à la cuisson, ni au nettoyage.
La bioaccumulation décrit le mécanisme du côté de l'individu : un organisme retient une substance plus vite qu'il ne l'élimine, et sa charge grandit toute sa vie. La bioamplification décrit ce qui se passe à l'échelle de la chaîne alimentaire : la concentration double ou triple à chaque maillon, jusqu'au prédateur final.
Le thon en boîte, la pâtée pour chat à base de poisson et la gélule d'oméga-3 tirée d'huile de poisson en sont les vecteurs alimentaires quotidiens.
Mercure (bioaccumulation) en détail
Le mercure de la mer ne vient quasiment pas de la mer. Il vient du ciel : volcans, combustion du charbon, orpaillage artisanal.
Il retombe sur l'océan sous forme minérale, où des bactéries des sédiments privés d'oxygène (anaérobies) le transforment en méthylmercure
