Il y a en France, à minima, 8 896 distributeurs de sacs et poubelles pour déjections canines. On vient de les rassembler dans un seul jeu de données, et on les a publiés en open data ici, sur data.gouv.fr.
C'est la première publication d'Animalert sur la plateforme officielle française des données ouvertes. C'est aussi l'occasion de poser un cadre plus large : ce qu'on choisit d'ouvrir, ce qu'on travaille à ouvrir, et ce qu'on garde en interne pour de bonnes raisons. Très peu d'associations de protection animale publient en open data aujourd'hui. On pense que ça mérite de changer, autant que la donnée elle-même mérite d'être disponible.
Le jeu de données couvre la France entière (métropole comprise) : 8 896 distributeurs recensés, répartis sur 13 régions, 96 départements et 1 646 communes distinctes.
La répartition régionale est très inégale. Le Grand-Est arrive en tête avec 1 629 points, suivi de l'Occitanie (1 510) et de l'Auvergne-Rhône-Alpes (1 150). À l'autre extrémité, la Corse n'apparaît qu'avec trois distributeurs recensés. Ce n'est pas un constat sociologique sur la propreté canine, c'est avant tout un état de la donnée OpenStreetMap à un instant T. Si une région est sous-représentée, c'est très probablement qu'elle l'est dans la cartographie collaborative, pas qu'elle est dépourvue d'équipement.

Chaque point porte sa latitude, sa longitude, le type d'équipement, le nom et le slug de la commune, le code INSEE, le code postal, le département et la région. Le tout est disponible en CSV et en JSON, avec une documentation PDF qui détaille la méthodologie directement sur notre page data.gouv.fr. La licence retenue est l'ODbL, la même qu'OpenStreetMap, avec les attributions Animalert & © Contributeurs OpenStreetMap à conserver lors de toute réutilisation.
Tout vient d'OpenStreetMap, où des contributeur·rice ajoutent depuis des années les distributeurs et poubelles qu'ils croisent dans leur ville.
Notre rôle s'est limité à récupérer, trier et structurer cette donnée : extraire les bons tags OSM, croiser chaque point avec les limites administratives des communes pour rattacher proprement INSEE, code postal, département et région, et exporter un format propre, prêt à être ouvert dans n'importe quel tableur ou outil cartographique. Le détail complet de la méthodologie est dans le PDF joint à la page data.gouv.fr.
Le geste qui compte le plus, pour qui veut améliorer cette carte, n'est pas de nous écrire. C'est de contribuer directement à OSM. Un distributeur manquant dans votre quartier, c'est quelques clics pour l'ajouter à la cartographie collaborative. Le prochain rafraîchissement du dataset Animalert l'embarquera automatiquement.
Vous habitez une ville sous-représentée sur la carte ? Le wiki d'OpenStreetMap explique comment ajouter un point en quelques clics. La donnée que vous y déposez profite à tout le monde, y compris à ce jeu de données et à ceux qui suivront.
Animalert ne fait pas que rediffuser de la donnée publique. L'application collecte aussi ses propres signalements : animaux perdus, animaux trouvés, animaux décédés sur la voie publique. Chacun de ces signalements porte une localisation, un type d'animal, une description, et parfois des informations indirectement sensibles sur le foyer concerné.
Ce sont des données précieuses pour notre mission, mais elles tombent toutes sous le RGPD. La localisation d'un animal perdu, par exemple, est très souvent celle du domicile de la personne qui le cherche. Publier ces points bruts en open data, même sans nom associé, créerait un risque réel de réidentification par recoupement avec d'autres bases. C'est exactement ce qu'on ne veut pas.
L'objectif reste pourtant d'ouvrir le maximum. Concrètement, ça veut dire travailler sur des agrégations utiles, à la bonne échelle : densité de signalements par maille géographique, statistiques de retrouvailles, taux de modération moyens, répartition par type d'animal. Aucun de ces formats n'identifie qui que ce soit, et tous ont une vraie valeur pour la recherche, les collectivités, et le secteur associatif.
Notre cap, c'est de devenir l'une des associations de protection animale les plus ouvertes en France. Sans jamais sacrifier le respect des personnes qui nous confient leurs alertes.
Cette publication est un premier pas, pas un coup unique. D'autres jeux de données suivront en 2026 et les années suivantes aussi, plus directement liés au cœur de mission d'Animalert.
Le profil Animalert sur data.gouv.fr existe maintenant. Le suivre est probablement la façon la plus simple d'être prévenu quand un nouveau jeu est ajouté, sans avoir à attendre une annonce de notre part. Et pour le contexte plus large sur la démarche de l'association, sa gouvernance, etc. tout est disponible sur notre site internet.
Le jeu de données est librement téléchargeable et réutilisable depuis sa page sur data.gouv.fr, en CSV ou en JSON. La seule contrainte est de conserver l'attribution à OpenStreetMap et de redistribuer toute base dérivée sous la même licence ODbL, ce qui est le fonctionnement normal de l'open data dans cet écosystème.
Pour les médias, les collectivités, ou les structures qui veulent croiser cette donnée avec la leur, on est joignables directement. Une carte régionale gagne énormément en valeur quand elle est croisée avec des données municipales, des taux d'équipement par habitant, ou les remontées terrain des services de propreté. Si c'est votre cas, écrivez-nous à contact@animalert.app : on est preneurs d'échanges concrets !
Sous quelle licence peut-on réutiliser ces données ? Le jeu de données est publié sous Open Database License (ODbL), la même licence qu'OpenStreetMap. Réutilisation libre, y compris commerciale, à condition de mentionner l'attribution à Animalert et aux © Contributeurs OpenStreetMap et de redistribuer toute base dérivée sous la même licence.
À quelle fréquence les données sont-elles mises à jour ? Le dataset est régénéré à partir d'OpenStreetMap à intervalles réguliers. L'extraction actuelle est gelée au 17 février 2026. Le rafraichissement devrait avoir lieu tous les 6mois et adapté en fonction du rythme de contribution OSM.
Pourquoi une association d'animaux perdus publie un jeu de données sur les sacs canins ? La propreté canine fait partie du quotidien des propriétaires d'animaux. La donnée OSM était déjà là, dispersée, et on avait les compétences pour la structurer proprement. C'est un point d'entrée naturel dans l'open data : simple, utile, et sans risque RGPD.
Comment corriger ou ajouter un point manquant ? Le bon réflexe est de contribuer directement à OpenStreetMap. Le wiki OSM explique la procédure pour ajouter un distributeur ou une poubelle. À la prochaine extraction, votre contribution sera embarquée automatiquement dans le dataset Animalert.
Cette publication n'aurait pas eu de sens sans le travail patient des contributrices et contributeurs OSM, sans la plateforme data.gouv.fr qui héberge nos données gratuitement, et sans les bénévoles d'Animalert qui rendent toute cette démarche possible en interne. On continue, avec la conviction qu'une association qui partage ce qu'elle apprend fait avancer toutes les autres :)